Oenotourisme

Oenotourisme

OENOTOURISME ET VOUS  !

Avec l ‘inscription des Coteaux, Maisons et Caves de Champagne au Patrimoine Mondial de L’UNESCO en Juillet 2015, le tourisme champenois semble vouloir prendre un nouveau tournant.

Depuis ce mois de juillet de l ‘an 2015 , l’oenotourisme est devenu un axe central du développement économique de la région Champagne .

« Oenotourisme », un mot nouveau dans la planète  locale du tourisme et du vin. Quelle en est sa veritable signification?

Recherchons donc:

« le dictionnaire  » sur internet : oops ça commence mal ! Aucun mot trouvé ,veuillez vérifier l ‘orthographe…

« le Larousse »: pas de définition.

On tente Wikipédia , le site informe ne pas disposer de beaucoup de ressource et nous invite à compléter les informations si nous en disposons. cependant une définition existe  » oenotourisme , ou tourisme viti- vinicole a pour objectif la découverte des régions viticoles et de leurs productions… »

C’est déjà cela , c’est très généraliste et un peu vague mais c’est un début…. affinons notre recherche sur le site de référence en matière de tourisme : Atout France . pour ceux qui ne connaissent pas c’est le site de promotion touristique de la France. Un organisme institutionnel qui a vocation à faire rayonner la France à l ‘étranger …

Nous y trouvons une superbe vidéo  » Youtube » qui présente les axes d’action du tourisme du vin et les répercutions économiques, des tutoriels , des vidéos claires qui nous donnent une bonne idée de l ‘importance du tourisme viticole en France.

On y apprend qu’en 2016, les 10 millions d’oenotouristes qui ont parcouru les vignobles de france ont dépensé 5,2 milliards d’euros, que 58% d’entre eux étaient français , que ces touristes dépensent en moyenne 1256 euros pour un séjour dont 240 euros pour l ‘achat du vin et que la Champagne arrive en seconde position en terme de destination derriere Bordeaux mais devant l ‘Alsace et le Bourgogne.

 

Qui sont les oenotouristes?

 

Le profil type : un homme de 46 ans , consommateur régulier , à fort pouvoir d’achat, voyageant de façon convivial en coupelle,en famille ou entre amis, cherchant  aussi d’autres activités en dehors du vin pour valoriser son séjour.

Dans oenotourisme, il y a tourisme ce qui implique recevoir , nourrir, loger et divertir les visiteurs. Le succès de ce concept réside donc dans la meilleure façon de vendre une destination viticole en valorisant l ‘attrait touristique supplémentaire que lui confère la production de vin d’exception , (ou pas!) mais en tenant compte du fait que le touriste viti-vinicole n ‘est pas exclusif.

En effet, seuls 10% des oenotouristes  ne pratiquent que du tourisme viticole pur. Pour les autres , il est important aussi de s’enrichir culturellement  et de partager des moments en famille ou entre amis.

Si cette définition est correcte , alors il ne nous faut pas penser à l’oenotouriste comme un touriste exclusif. Si l ‘attrait pour le vin est décisif dans le choix de sa destination , il ne faut pas croire que le touriste va se consacrer exclusivement à la découverte des caves, loin s’en faut, il va aussi  découvrir le territoire.

Ainsi donc il va lui falloir un hébergement adapté à son mode de villégiature , location saisonnière, hotel, chambre d’hôtes, camping ou air de camping car coach surfing….

Il va lui falloir se nourrir, au restaurant, en sandwicherie, dans les épiceries , ou commerces locaux, en supermarché…..

Il va  falloir  le divertir, lui mais aussi sa famille, ses amis , ses enfants. Trop souvent l ‘offre oenotouristique ne concerne que les adultes, or, inclure des activités familiales, pédagogiques , ou de plein air ne peut qu’accroitre l ‘attrait d’une destination et augmenter le taux de satisfaction globale des visiteurs.

L ‘oenotourisme , c’est du tourisme à forte valeur ajoutée viticole, un concept relativement ancien remis au goût du jour, avec des considérations marketing , financières et une forte notion de concurrence. En fin de compte, cela revient à ce que beaucoup de viticulteurs font depuis des années : accueillir sur leurs exploitations, , dans leurs maisons  d’hôtes, leurs gites, partager avec les clients un moment unique d’humanité et de découverte, avec cependant plus de professionnalisme.

 

       Mais qu’attendent les oenotouristes? Et, par extension, que doit améliorer, développer l’acteur touristique pour que les touristes le choisissent ?

Biensur il y a le produit, la qualité, le cépage , l’innovation technique ou le retour à la tradition, le caractère unique du vin….il y a aussi et surtout l ‘accueil , la volonté de parler de son produit, de communiquer une passion et une partie des ses connaissances. De nombreux    acteurs de la filière ont investi dans des caveaux de réception, des chais et ont ouvert leurs portes aux visiteurs de passage. C ‘est un point non négligeable dans la perception globale des touristes qui savent qu’ils peuvent être accueillis chaque jour de la semaine.

 

Des sessions  de découverte de la production, moins aseptisées, plus immersives ont vu le jour: participer aux vendanges, découvrir le travail de la vigne en fonctions des saisons, élaborer sa propre cuvée, participer à des soirées d’accords mets et vins….. autant d’initiatives qui accroissent l ‘attrait des visiteurs potentiels.

 

La liste des initiatives locales est impressionnante et démonte combien les acteurs ont envie de contribuer à l ‘essor touristique de la région. Et comme chacun d’entre nous  est unique par ses différences et ses centres d’intérêts , les idées et projets sont pléthores . En aucun cas une initiative ne peut être considérée comme inintéressante  car notre différence fait aussi notre force. L’ ‘oenotouriste désire plus que tout une immersion, un dépaysement, un enrichissement personnel , un moment unique. Il recherche l ‘excellence  mais, de plus en plus, dans l ‘authenticité et la simplicité

 

Il y a aussi l ‘hébergement! Nous avons tous une façon de voyager qui nous est propre , une envie plus ou moins marquée d’immersion dans la vie locale. Certains préfère les hotels ( à chacun sa catégorie) , d’autres les chambres d’hôtes ou le camping; certains désirent le confort et l ‘indépendance d’une location saisonnière, d’autres encore le camping car , le coach surfing pou l ‘échange de maison. Et tout ces types de logements contribuent au rayonnement d’une région… Si le développement d’une offre d’hébergements plus qualitatifs  est nécessaire pour accueillir un nouveau type de clients, peut être plus  » fortunés » , il ne faut pas oublier que ce segment de clientèle constitue une niche et que la majorité des visiteurs ne consacrent pas un budget démesuré à leur hébergement. Ce qu’ils désirent avant tout  c’est un bon rapport qualité / prix.

Pendant son séjour , le touriste va aussi devoir se nourrir : une fois de plus le touriste recherchera un type de restauration en fonction de ses critères d’hébergement ou des occasions liées au séjour : une réunion de famille ( et il faut loger et nourrir un grand nombre de participants) , une demande en mariage, un anniversaire…. son planning est aussi un facteur décisionnaire : restaurant ou sandwich?   Un  traiteur ou  un chef à domicile?

Sans compter l’importance croissante du tourisme d’affaire, pour lequel non seulement les hébergements , la restauration sont importants mais aussi les lieux de réception et/ou de travail.

L ‘oenotouriste se divertit aussi , il divertit sa famille, ses amis, mais aussi dans la cadre professionnel , organiser une session de travail et de cohésion d’équipe au travers d’une activité oenotouristique.

Une des premières activités des touristes   hors dégustation reste la balade, dans les vignes, les campagnes , les villages ( Hautvillers vient en tête )  et la balade à vélo. Viennent  ensuite des distractions par affinités, voiture anciennes , cheval, golf … initiation à la dégustation……

Autant de critères qui vont étendre les champs d’action des acteurs locaux, à vocations touristiques ou non et ainsi participer au rayonnement du territoire.

Né d’une volonté renouvelée de promouvoir une destination viticole , le concept de l ‘oenotourisme n ‘est pas nouveau ! Il reprend , avec une notion marketing et une approche plus structurée, les actions menées par nos parents et nos grands parents: l ‘accueil des touristes et clients sur la propriété.

Enfants de vignerons, nous avons  tous et toutes le souvenir de samedis et de dimanches passés à la cave, avec les clients qui venaient chercher leurs bouteilles et partager un vrai moment de convivialité. Je me souviens de ces clients qui tout au long de l ‘années , et plus particulièrement aux moments des fêtes , arrivaient relativement tôt, avec parfois le casse croûte que nous partagions , les visites de caves , les dégustations animées et insolites .. et repartaient relativement tard.

 

 

C ‘était déjà de l ‘oenotourisme …. mais le mot n ‘existait pas.

 

 

 

 

 

 

 

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